Le Mal Laïcisme

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La laïcité repose sur trois principes fondamentaux:

  • L’amélioration de la vie présente par des moyens matériels.
  • La science est la providence accessible à l’homme.
  • Il est bon de rechercher le bien dans le présent.

Holyoake et Bradlaugh ont initié et diffusé la laïcité en Angleterre au XIXe siècle. Holyoake préconisait l’abolition de tous les serments légaux, la laïcisation de l’enseignement public et la déstabilisation de l’Église. Bradlaugh observait:

« Un danger en Europe réside dans l’ingérence croissante de l’Église catholique romaine dans la vie politique… Méfiez-vous lorsque la grande Église, dont nul ne peut nier le pouvoir et dont les dirigeants sont réputés pour leur influence, tente d’instrumentaliser la démocratie. La liberté de pensée, la liberté d’expression et la liberté d’action sont menacées. Le grand combat dans ce pays… comme je l’ai longtemps enseigné et comme je le répète aujourd’hui, oppose la libre pensée à Rome. »

La laïcité étend la liberté de pensée à l’éthique. Holyoake, agnostique, fondait la laïcité sur l’étude de la nature, indépendamment de toute religion, tandis que Bradlaugh soutenait que la laïcité devait nier la religion. La laïcité valorise la culture, le progrès social et la qualité de vie, car l’existence de Dieu et d’une vie après la mort relève de la spéculation.

L’Église enseigne que la vie présente n’est pas une fin en soi, que la connaissance du monde matériel conduit à la connaissance du monde spirituel et que nous devons considérer l’existence et la nature de Dieu, la Révélation divine et la préparation à la vie future. Dieu est le créateur et le maître des individus et des sociétés ; par conséquent, les États doivent respecter la religion, car il s’agit d’un devoir personnel et social.

Une éducation laïque dans les écoles publiques est erronée, car les enfants n’y apprennent pas les moyens nécessaires au salut, notamment le respect des enseignants et des camarades. La violence scolaire persistante dont nous sommes témoins dans les médias nationaux américains est catastrophique. La laïcisation des écoles publiques dans une nation chrétienne est inadmissible, car les citoyens ont le droit d’accomplir leurs devoirs religieux dictés par leur conscience. La Déclaration des droits de la Constitution américaine, ratifiée le 15 Décembre 1791, stipule dans son premier amendement:

« Le Congrès ne fera aucune loi concernant l’établissement d’une religion ni n’en interdira le libre exercice ; il ne restreindra pas la liberté d’expression ni celle de la presse; il ne portera pas atteinte au droit du peuple de s’assembler pacifiquement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour obtenir réparation de ses griefs. »

L’Église catholique romaine ne considère pas la valeur de la vie présente comme une fin en soi, mais comme une transition vers une vie future à laquelle nous devons nous préparer en obéissant aux lois naturelles et divines. Les catholiques rejettent la laïcité car elle nie les aspirations humaines les plus fondamentales.

En Janvier 2012, le Pape Benoît XVI mettait en garde:

« Il est impératif que toute la communauté catholique des États-Unis prenne conscience des graves menaces que représente pour le témoignage moral public de l’Église une laïcité radicale qui s’exprime de plus en plus dans les sphères politiques et culturelles. La gravité de ces menaces doit être pleinement comprise à tous les niveaux de la vie ecclésiale. Certaines tentatives visant à limiter la plus chère des libertés américaines – la liberté de religion – sont particulièrement préoccupantes. »

L’appel du Pape à la Nouvelle Évangélisation fait écho aux efforts de Jean-Paul II. Le destin de l’Église au troisième millénaire dépend de notre réponse à la sécularisation, qui a contribué à l’effacement du christianisme. Nous devons prendre conscience de la menace que représente la sécularisation. Benoît XVI a compris que la sécularisation agressive s’est intensifiée dans la vie politique depuis la Révolution française. Elle s’est déjà manifestée en France, en Russie et dans les anciens pays de l’Union soviétique, et se poursuit en Europe. Le Pape a averti que la sécularisation a atteint les États-Unis d’Amérique. La sécularisation a aboli les Dix Commandements, l’enseignement biblique à l’école, la prière publique, légalisé le « mariage homosexuel » et la révolution sexuelle.

Le véritable objectif de la sécularisation est l’élimination du christianisme de la culture. Les individus élaborent leurs propres codes moraux pour maximiser leur plaisir immédiat. Les catholiques américains doivent lutter contre la sécularisation avant d’en subir le châtiment divin.

Les catholiques doivent dénoncer le «sécularisme maléfique» et rejeter son influence. Dieu, «délivre-nous du mal», comme nous le disons dans le Notre Père!

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